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Parigné

 

 

LES ORIGINES

Parigné vient du romain "Parinus". 

Au Xème siècle, un village nommé "parochia de Parigneio" (paroisse de Parigné) est créé non loin du village de Passillé. La paroisse de Parigné est citée pour la première fois en 1213 et dépendait autrefois de l'ancien évêché de Rennes. 

L'église primitive était située, dit-on, sur l'emplacement de l'Etang de Passillé ou de Lande Marel. La Villa Passillé est donnée à l'Abbaye du Mont-Saint-Michel en 990. 

Le premier seigneur de Parigné qui se présente est Jean de la Motte, qui vivait en 1340. Il eut un fils du nom de Guillaume, qui ajouta au nom de Parigné celui de La Bouessière, en la paroisse de Villamée, et qui lui-même fut père d'un autre Guillaume, lequel servit avec distinction sous Du Guesclin et fut fait par le duc d'Anjou lieutenant-général de Charles V. Une petite-fille de celui-ci, Perrine de La Bouessière, épousa Michel de Parthenay, seigneur du dit lieu et du Bois-Briand, et lui porta la terre de Parigné. Michel de Parigné, seigneur de Parthenay, comme on le sait, occupa les charges les plus importantes à la cour des ducs de Bretagne; il fut conseiller et chambellan des ducs Jean V, François 1er, Arthur III, François II et de la duchesse Anne, connétable de Fougères et de Rennes, capitaine des villes de Fougères et de Saint-Aubin-du-Cormier. Jeanne de Parthenay épousa Jean de Lorgeril qui entra par ce mariage en possession de la terre de Parigné, qui passa ensuite aux de Rohan seigneur de Landal, puis aux de Maure en 1513, ensuite par alliance aux de Rochechouart marquis de Mortemart, fut vendue par eux à M. Guérin seigneurs de la Grasserie en 1653 et à Henriette de Volvire, son épouse, et resta à leurs descendants jusqu'à la révolution. Le château des Acres était la résidence des seigneurs de Parigné, restauré en grande partie en 1560, par Claude de Maure, seigneur de Parigné, et n'a été démoli qu'en 1854.

Les cep et collier de la seigneurie du Haut Bourg se trouvaient autrefois dans le bourg de Parigné. La châtellenie du Haut Bourg, seigneurie primitive de Parigné, avait un droit de haute justice.

Pendant la révolution, au village de la Cornulais, un homme fut arrêté dans une cachette au milieu d'un champ et décapité.

Aimé du Bois-Guy, chef chouan, né à Fougères le 15 mars 1776. Le marquis de la Rouerie avec la mise en place de sa conjuration bretonne, trouva au château de Parigné, le ralliement d'Aimé du Bois-Guy. Il se montra dans la guerre d'un acharnement irréductible. Il mourru à Paris le 25 octobre 1839.

 

 

LES CURIOSITES

L'église Notre-Dame (XV-XIXème siècle), est sous l'invocation de la Sainte Vierge. L'église se composait autrefois d'une nef à chevet droit, accostée au nord d'une petite chapelle prohibitive à la seigneurie du Sollier qui est unie en 1607 à celle de Parigné. La nef et le clocher datent du XIV-XVème siècle, ainsi que ses fenêtres longues et trilobées. La porte sud date du XVème siècle, et est ornée de colonnettes et surmontée de deux écussons frustes accolés, au-dessus d'un niche large et profonde et d'un fronton triangulaire. Le reste de l'édifice est réaménagé en 1854-1856 et en 1886-1888, en grande partie aux frais et par les soins de Mme la comtesse de la Villegontier et de ses enfants. Les armes des seigneurs de Parigné se lisaient au XVIème et XVIIème siècle sur une litre et sur les vitres de l'église. Leur enfeu était dans le choeur. Les seigneurs de la Villegontier et ceux du Boisguy en possédaient aussi dans la nef. On y voit encore plusieurs pierres tombales dont celle de René de Gaulay seigneur du Boisguy, avec une épée et une croix; on y lit ; "cy gist noble et puissant Seigneur René de Gaulay Siur du Boisguy. 1561.".

Les murs du presbytère contiennent des écussons provenant de l'église, aux armes des familles de Gaulay, du Tiercent et des seigneurs de Parigné. René de Gaulay seigneur du Bois-Guy épousa Briande du Tiercent dans la première moitié du XVIème siècle.

 

Aux environs du bourg: 

La découverte d'une hache en jade (époque néolithique).

Un bloc de granit dit l'Epaule du Diable, situé dans le Champ de la Petite Pierre, près du village de la Haute-Bayette.Sa longuer est de 3m70. On veut y voir un menhir renversé. Le diable l'a déposé, dit-on, en cet endroit, pendant qu'il bâtissait le Mont-Saint-Michel; les empreintes de ses griffes sont encore visibles.

L'ancien château des Acres, démoli en 1854, situé route de Fougères, par la forêt. Il avait été remanié en 1560 et au XVIIIème siècle. Une chapelle existait autrefois dans les combles. Une chapelle se voyait également dans la cour. Le manoir se composait d'un bâtiment construit en moellons, élevé d'un rez-de-chaussée et de deux étages, chaque angle était flanqué d'une tourelle à toit aigu. Les Acres sont devenues le chef-lieu de la seigneurie de Parigné après la disparition du manoir de ce nom. Les Acres, maison seigneuriale de la paroisse de Parigné, était qualifiée de châtellenie au XVIIème siècle et relevait de la seigneurie de Fougères : elle possédait un droit de haute justice avec des fourches patibulaires à trois pots.

L'ancien manoir de la Chesnaye, situé route de Fougères, par la forêt. En 1579, il possédait des tours, un colombier et des douves, avec un droit de haute justice à trois piliers. Il a été érigé en châtellenie en 1572. Il était aux Boylet en 1513, passa par alliance aux Harpin seigneurs des Coudrais qui l'avaient en 1531, et l'unirent à la seigneurie de Marigny en Saint-Germain-en-Coglès, par alliance aux de Malenoë au début du XVIIème siècle, et fut vendu par eux en 1655 à Marguerite Bidé veuve de Jean Gefflot sieur des Alleux, les Gefflot l'avaient encore en 1789.

L'ancien manoir de la Tendrais, reconstruit sous le nom de château de la Villegontier. Il était le gage féodé d'une sergenterie de la forêt de Fougères, ses possesseurs étaient chargés, en échange de certains privilèges, de percevoir les rentes dues par les usagers de la forêt et les amendes encourues par les délinquants. Sa chapelle est en grand appareil et présente une porte en plein cintre qui surmonte une fenêtre en arc brisé à un meneau. La Tendrais relevait de la baronnie de Fougères. Il était aux Déan ou le Doyen en 1430, passa par alliance aux du Chastellier seigneurs de la Pouardière vers 1474, par alliance aux le Jeune en 1510, par alliance aux des Nos seigneurs de la Tannière vers 1652, et fut vendu par eux aux Frain seigneurs de la Villegontier en 1678 et en 1680, puis aux Masson.

L'ancien manoir de la Villegontier, situé à coté du château ci-dessus, cité dès 1248. La Villegontier semble tirer son nom d'un seigneur nommé Gontier qui est cité au XIIème siècle. Il possédait au XVIIème siècle une tour carrée et une tourelle, une chapelle et un colombier. Il relevait de la baronnie de Fougères et était le gage féodé de la seigneurie du Coglais. Ses possesseurs étaient tenus à ce titre de recueillir les rentes dues au baron de Fougères dans le bailliage du Coglais. Il avait un droit de haute justice. Il était à Honorée du Bouays femme d'Olivier de la Houssaye au début du XVème siècle, fut vendu aux Morel en 1430, qui le vendirent aux le Corvaisier seigneurs de Pellaine en 1549, aux Frain seigneurs d'Iffer en 1654 qui le vendiernt au XIX ème siècle. Les seigneuries de la Tendrais et de la Villegontier furent unies au XVIIème siècle.

L'ancien manoir du Beschet, situé route de Lécousse. Il était aux seigneurs du Beschet en 1414, puis aux de Chaumont en 1480, aux Botherel seigneurs du Pont en 1540 et 1574, aux du Feu au début du XVIIème siècle, puis à Charlotte de Poilley femme de François de Romilley marquis de la Chesnelaye, elle le vendit en 1664 aux Frain seigneurs de la Villegontier, qui le conservèrent jusqu'en 1789.

L'ancien manoir de la Forêterie, situé route de Lécousse. Il était aux seigneurs du Beschet en 1414, puis à Jeanne Dorenge épouse de Guillaume de Beauchesne en 1430.

L'ancien manoir de la Baraye. C'était le gage féodé d'une sergentise de la forêt de Fougères. Il était aux Coupechon en 1399, aux Dorenge en 1430, passa par alliance aux le Clerc vers 1471, par alliance aux Aucher vers 1531, qui le vendirent aux Launay en 1541. Les Eschard seigneurs de la Ponchaye le possédaient en 1587, passa par alliance aux Crosnier seigneurs de Villiers vers 1617, à Guyonne Mesnière femme de Joachim Bidard sieur des Loges en 1623. Le manoir fut ensuite partagé en 1645 en deux parties. Une partie devient la propriété de la famille Ferron seigneurs de la Vairie en 1645, qui la vendirent aux Frain seigneurs de la Villegontier en 1672. L'autre partie passée par alliance aux Gaultier seigneurs du Pontasny en 1676, qui le vendirent aux des Nos seigneurs de la Tendrais, qui eux-même le vendirent en 1678 aux mêmes Frain seigneurs de la Villegontier qui le conservèrent en 1789.

L'ancien manoir du Pont-Letard, situé route de Lécousse. Il était à Hélène de Rohan dame de Parigné en 1513, puis aux Guérin seigneurs de Parigné en 1665 et en 1789.

L'ancien manoir de la Chaumais ou de la Chaumoye, situé route de Lécousse. Il était aux Thomine en 1411, aux Casin seigneurs de Furgon en 1433, aux Baylet en 1559, à Marguerite Tabourel femme de Gilles le Bon sieur de la Devoiterie en 1663, et aux le Bon dits du Bois-le-Bon en 1680 et 1775.

L'ancien manoir du Sollier, situé route de Lécousse. Il possédait une chapelle. C'était le gage féodé d'une sergentise de la forêt de Fougères. Il était aux du Sollier en 1293 et 1351, aux Casin seigneurs de Furgon en 1433 et 1452, aux de Channé en 1482, passa par alliance aux Douessay seigneurs de Saint-Cloud vers 1598 et fut vendu par eux en 1607 à Louise de Maure dame de Parigné épouse de Gaspard de Rochechouart marquis de Mortemart. Il fut dès lors uni à la seigneurie de Parigné.

L'ancien manoir de la Courbe, situé route de Lécousse. Il était aux de Channé seigneurs du Sollier en 1513, qui le vendirent aux Vivien seigneurs de Brethierry en 1612 et l'avaient encore en 1680, puis aux Hospitalières de Saint-Nicolas de Fougères qui le possédaient en 1697.

L'ancien manoir de Coyé, situé route du Chatellier.

L'ancien manoir des Boulliers, situé route du Chatellier. Il était aux Morel seigneurs de la Villegontier en 1433, en 1452 à Jeanne Blanchet veuve de Guillaume Pichot, aux Pichot, passa par alliance aux de Gaulay seigneurs du Boisguy, passa par alliance aux de la Piguelaye, aux de Chambellé, aux Morel en 1513, aux de Champagné seigneurs de Chambellé en 1540, à Marguerite de Grasménil veuve de Jean le Jeune seigneur de la Tendraye en 1587, aux de Gaulay seigneurs du Boisguy en 1604 et resta entre leurs mains jusqu'en 1789.

L'ancien manoir de Mébesnard, situé route de Villamée.

Le château du Bois-Guy ou Boisguy (XVIIIème siècle), situé route de Villamée. Il était la propriété d'Aimé de Bois-Guy, chef chouan. Le château fut restauré en 1994. C'est une très belle construction de style Louis XIV, accolée à un édifice plus ancien. La seigneurie du Bois-Guy remonte à 1531 et relève alors de la baronnie de Fougères. On y voit deux tourelles d'angle surmontées de corniches sur modillons et de toits en dôme et une autre tourelle derrière le château. Accolée au château se trouvait une chapelle du XVème siècle, ornée d'un retable du XVIIIème siècle. Les fenêtres sont à crochets et à lancis, le toit à la Mansard est percé de gerbières à frontons alternativement arrondis et triangulaires. Il relevait de la baronnie de Fougères. Il était aux Pichot au milieu du XVème siècle, passa par alliance aux de Gaulay seigneurs du Bois-le-Bon qui l'avaient en 1513, par succession aux Martin seigneurs de Bouillon en 1704, fut vendu par eux aux Picquet seigneurs de la Motte qui l'avaient encore en 1789, puis aux Branchard.

Les dépendances du château du Bois-Guy (XVIIème siècle-1994-1998).

La chapelle Saint-Roch, construite en 1625 à l'occasion d'une épidémie et réédifiée en 1774. Un petit balcon extérieur semble avoir servi de chaire. Une inscription est gravée au-dessus de l'autel; " Haec sacra aedes voti pro pestilentia monumentum extructa a paroecis, anno 1625. Sumptibus eorum prope reaedicate fuit anno 1774". On y a souvent célébré la messe pendant la révolution.

La chapelle Saint-Martin (XV-XVIIème siècle).

L'ancienne chapelle datée de 1623 et située jadis au village de la Mardelle.

La croix à toit armorié, située au cimetière.

Les moulins à eau de Mebesnard, de la Tandrais, du Marais.

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